Weekend à Bruges et Amsterdam

Quoi de mieux pour une jeune motarde qu’une petite boucle de 1300 Km…

Nous partons le 4 mai 2016 pour Bruges par les petites routes avec Anya, sur sa superbe monture surnommée « Orange mécanique » depuis la mémorable sortie vers le nord de la France, quant à moi, je chevaucherai donc mon « enclume » avec armes et bagages.

La route se passe plutôt bien, si ce n’est un arrêt pour le GPS récalcitrant suivi d’un drôle de craquement dans l’avant de l’enclume….. nous verrons plus loin qu’il faut faire attention au moindre bruit suspect…

Avant de passer la frontière, un arrêt binouze/pipi chez les autochtones nous permet de rencontrer de rudes gaillards dissertant sur le pourquoi il faut éviter de rouler au fuel rouge maintenant (application de la prune relative au km au compteur du véhicule) et combine pour décolorer le fuel à Dédé, tout y passe !!

On reprend notre périple pour Bruges par les petites routes belges, il faut faire attention à la nouvelle signalisation, un conseil valable pour tous les pays d’Europe, jeter un coup d’œil avant le départ sur internet, ça aide !

On arrive sur Bruges en fin d’après-midi, dans mes souvenirs scolaires, c’était une vieille ville avec des canaux et de vieux bâtiments, que nenni, c’est bien une grosse ville avec des autoroutes et des rocades, mais ça reste roulable, mais bon, ce jour là c’est la fête à neuneu, des travaux dans tous les sens, même le GPS lâche l’affaire.

On finit par trouver la rue de l’hôtel après trois ou quatre tours du pâté de maisons, mais pas l’hôtel !! On se gare (un peu en vrac, les rues sont assez étroites et quasi toutes en sens unique) et je me dirige fièrement vers une réception qui promet une nuit de grand confort et d’une terrasse et véranda super accueillante… Je déchante rapidos, la réceptionniste m’indiquant avec un large sourire, ce n’est pas ici, allez voir derrière, c’est peux être là !!

On finira par trouver notre gîte, qui même s’il a moins de gueule que le premier, n’en est pas moins confortable et spacieux.

Pour garer les motos, c’est un peu moins drôle, on refait quelques tours, de l’essence, quelques tours et nada, le GPS m’indique bien un parking, mais dessus, il y a la fête foraine !!

On finira par garer les motos pour la nuit sur une petite place, pas trop loin avec nos antivols agréés FFMC !

5 mai, jeudi de l’ascension

et donc le jour de la procession du Saint-Sang à Bruges !!

Heu, on ne savait pas, mais c’est le bordel partout, les rues sont bloquées, on a du bol, le matin de bonne heure on peut encore circuler et se garer prêt du centre historique. On passe donc la matinée à glandouiller, faire la visite sur les canaux et tous et tous !! En plus, c’est grand soleil chez nos amis belges. Quand on en a marre, on décolle pour Amsterdam, autour de 11h il me semble.

Pour rallier notre destination, on prendra l’autoroute, ce n’est pas que je préfère, mais par la côte c’est beaucoup, beaucoup plus long… Par contre, il faut s’habituer, nos amis belges font très peu d’échangeurs sur les autoroutes, ils préfèrent mettre des feux, il faut faire gaffe à ne pas rouler trop fort !! De toute façon, les nids de poules sont là aussi pour faire baisser la vitesse !! Trop fort nos voisins belges !

Petite halte pour manger un morceau, mon inquiétude grandie au fur et à mesure que mon train avant fait du bruit, vivement qu’on arrive…

On y est, devant notre palace, ce n’est pas le même standing qu’à Bruges !! C’est pas trop grave, on ne voulait pas non plus se ruiner. On peut se garer devant, c’est déjà ça. Par contre, sur ce coup-là, on est assez loin du centre. Donc, on marche, beaucoup, beaucoup et beaucoup…

Amsterdam, un peu comme la Belgique d’ailleurs, on n’y va pas pour les spécialités culinaires, c’est sûr, je sens d’ailleurs ma moitié un peu grognon sur ce coup-là, la fatigue n’arrangeant pas les choses. Mon souci à moi, c’est surtout mon train avant qui part en couille, je n’en parle pas trop, histoire de ne pas gâcher « la fête ».

Retour le soir à l’hôtel et là c’est le festival, des trucs qu’on s’en fout, mais qui nous font bien rire comme la télé du futur avec le film Indiana Jones (unique chaîne qui marche) en néerlandais, le téléphone bien rangé dans la table de nuit pour pas qu’on le voie (filaire, mais sans le fil !), mais surtout, le top, c’est les petits Chinois qui font les carreaux à 23h, juste quand Anya vient de se glisser dans le lit !! On a bien ri quand même.

Je profite du réseau internet (lui il fonctionne), pour trouver une concession Yamaha afin d’y faire un saut demain, plus ça va et plus je pense que mes roulements avant sont HS…

Vendredi 6 mai, petit-déj, chargement de l’enclume et route toute vers le concess, ça craque, mais bon…

On arrive chez Motor City, je suis polyglotte de naissance, je laisse donc ma compagne peaufiner son anglais. On n’est pas au bon endroit, ici on loue des motos, mais allez voir à côté… Effectivement, on rencontre la bonne personne, il vient voir l’enclume et le diagnostique est sans appel, les roulements sont morts… à la question, vous en avez en stock ? Il cherche pendant quelque temps à droite et à gauche et revient déçu pour nous. Seconde question, ça peut tenir pour rentrer (soit 550 km) ? Je me rends bien compte à sa tête que c’est mort. La suite, c’est des coups de fils, encore des coups de fils, il ne lâche pas l’affaire, pendant plus d’une heure… Je profite moi aussi pour appeler mon assureur préféré, à la Mutuelle des Motards, F classé X pour les intimes, afin d’échafauder une solution de repli genre assistance. Dans l’entrefaite, le réceptionniste arrive tout sourire, il a trouvé le Graal à quelques lieux d’ici, Gouda, proche de Rotterdam, il me griffonne l’adresse sur un papier que je m’empresse d’entrer dans le GPS et route nous voilà, une bonne soixantaine de km avec les « crac-crac » bien caractéristiques de mes roulements pourris, trop hâte d’arriver…

Nous arrivons chez Goedhart Motoren, j’ai à peine le temps de lui baragouiner 2 mots dans mon Néerlandais/Anglais Franco Normand de Paris des plus improbables que le type me pose les 2 roulements siglés Yamaha sur le comptoir et me prend les clés en échange d’une signature.

Une bonne demi-heure plus tard, la visite du magasin sur 2 étages se terminant, l’enclume est prête à repartir afin de rentrer à la maison.

Retour pépère sur l’autoroute, déjeuné (si on peut encore donner ce terme à l’immonde pitance) côté Belge dans une station/self et route vers la France.

Comme tout ne se passe jamais comme prévu, à une dizaine de km de la frontière, bouchon géant, Anya en profite pour prendre ses marques avec la circulation interfile et nous réussissons à prendre une sortie frontalière pour nous retrouver dans le même merdier. Pas de souci, mon sens de l’orientation au combien aiguisé nous fait faire trois fois le même tour (d’une bonne dizaine de km chacun) pour enfin arriver sur la possibilité d’aller vers Lille, ouf !!

Petite pose à capitale du nord pour faire le plein, encore deux ou trois petits tours (je devais avoir un ancêtre pigeon voyageur), nous voilà repartis par les départementales.

Il fait super beau et chaud, une petite pose dans un bistrot assez improbable comme on les aime, la blagounette du patron, 2 clientes tout aussi improbables et nous apprenons que le bouchon à la frontière belge est lié à une course poursuite de la police belge avec coups de feu et tutti quanti… On a encore eu du bol de pas être dedans, c’était la veille, on est passé quand ils faisaient encore les constatations.

 

Allez, les derniers kilomètres se feront sans aucun problème, nous arrivons au bout de ce road-trip si ce n’est l’écran solaire de ma compagne qui lâche et quand le soleil est bas…

On est quand même bien content de renter chez nous. Anya est prête à repartir vers de nouvelles aventures, le lendemain s’il faut !!
(nan, je déconne !)

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