Quand la métro-poule du grand Rouen se fait sonner les cloches !

Pâques !

Pour nombre d’entre nous, c’est l’annonce d’un we à rallonge, des cloches, et … des poules en chocolat !

Et il faut bien dire qu’en volatiles de toutes plumes, à la FFMC on est plutôt gâtés…

Alors puisque il est de tradition qu’à cette période les cloches soient de sortie, à la demande de motards, scooteristes ou même cyclistes, des pratiquants du deux roues avec ou sans moteur indignés de l’état lamentable du revêtement de chaussées constaté en de nombreux points de l’agglo Rouennaise, nous avons décidé d’emmener Ginger, notre gallinacée chef des tests de sites de nidification potentiels, sur le terrain, afin de nous éclairer de sa haute expérience en la matière.

Permettez nous de vous présenter Ginger, la très sexy poulette de choc de la FFMC (Fédération Française des Maîtres Coqs). Elle a déjà sa petite notoriété sur le web, la cocotte, ayant pas mal bourlingué avant de se poser chez nous…

Irrésistible, non ?

Premier constat : la poulette a trouvé de quoi étendre ses rémiges. Il faut dire que ce ne sont pas les trous qui font défaut dans le coin !

A peine arrivée sur place, la petite équipe de motards motivés constate que notre mascotte a rapidement déniché un trou à son goût…

Ce premier site tout juste adopté, notre testeuse de choc emmène déjà sa petite famille à la recherche de plans annexes.

Après le haut de la rue Jeanne d’Arc, c’est son prolongement, la rue de la Rochefoucauld qui se voit adopté pour la couvée !

Des trous, des boursoufflures, des pavés apparents, disjoints, descellés… Elle ne s’est pas dérangée pour rien, la cocotte !!!

ça joue de la bombe chez les motards ! On ne pourra pas dire que nos responsables de voirie n’avaient reçu aucun signalement. Si le orange et le vert fluo ne suffisent pas, la prochaine fois on les décorera avec des leds…

Une marque laissée par la secte des adorateurs des cigares du pharaon ?

En tous cas, vu la place dont elle dispose, elle aura de quoi se faire des longueurs de bassin !

Ce qu’on appelle une swimming-poule, certainement…

Au regard de l’influence des élus écologistes à la municipalité de Rouen, la rue verte la bien nommée se veut particulièrement accueillante elle aussi vis-à-vis de Ginger et ses congénères.

Et cette fois-ci, même les piétons ont droit à leur petit traitement de faveur, avec tout le nécessaire pour laisser une cheville dans le sac, avec de merveilleuse saignées au beau milieu du passage protégé. Ginger a tout de suite remarqué que c’était un endroit rêvé pour se faire tout plein de nouveaux amis…

Ceci dit, pas de panique !

En cas d’accident, de trou mal négocié, de foulure imprévue ou de chute surprise, tout est prévu !

Les services de proximité sont prêts à parer à toute urgence !

OUFFFFFF !!! Voilà qui est rassurant…

Pas besoin donc, de laisser un vigile de permanence pour assurer la sécurité de Ginger, qui, visiblement a adopté le coin et pris ses quartiers d’été.

Le bas de la rue de la Maladrerie a lui aussi l’air engageant !

On s’y sent bien et on sent que l’accueil du pratiquant de deux roues y a été soigné…

Bon, c’est pas tout, mais il y a une réunion mensuelle ce soir, et ce n’est pas parce qu’on s’amuse comme des petits fous (il y a des artistes du Graf’ refoulés en nos rangs, c’est une évidence) et que Ginger est ravie de balader sa petite famille au grand air, qu’on va faire attendre les motards qui nous attendent au local.

Un dernier petit tour place Bernard Tissot, histoire de se gaver de la vision de ce camaïeu de rustines multicouches de bitume…

Finalement, le Macadam c’est comme le Gruyère : plus y’a de bitume et plus y’a de trous. Et plus y’a de trous, moins y’a de bitume…. CQFD

Et nous filons, repus de ce fromage indigeste, retrouver les copains qui nous attendent déjà…

 

Merci aux motards, copains ou anonymes ayant pris un peu de temps pour promener Ginger et sa smala.

Merci aux automobilistes, cyclistes, chauffeurs de bus et piétons qui se sont montrés patients et souvent solidaires.

Signalons que l’accueil qui fut fait à notre distribution de chocolats de Pâques (Ginger avait ramené plein de copines à elle), pratiquée pour les faire patienter, fut des plus chaleureux.

Déception du jour : Pas la moindre présence de poulet… euh… de force de l’ordre, constatée lors de cette opération ! On se demande bien à quoi ça sert qu’on sorte les plus sexys de nos poulettes si ça ne ramène pas le moindre gallinacé mâle…

Et, vu l’état des chaussées dans la majeure partie des quartiers de Rouen, quelque chose me dit que Ginger n’a pas fini ses balades de découverte touristique de notre capitale régionale…

PS : pour les inquiets, les bileux, ceux que la condition animale tourmente, rassurez vous. Aucun animal n’a été blessé ou mis en danger lors de ce reportage. Notre Pin-Up a d’ailleurs retrouvé le confort douillet de son nid préféré, le bureau de son assureur chéri…

Arno

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