Comparons nos mobilités : test FEMA 2017

Le jeudi 08 juin 2017, des adhérents de l’antenne seino-marine de la Fédération française des motards en colère (FFMC 76) ont organisé un « test de mobilité » à Rouen (Seine-Maritime).
L’objectif était de faire parcourir un trajet quotidien type à différents modes de transport, afin de déterminer celui qui serait le plus avantageux.

Les contributeurs étaient :
– à moto > 125 cm³ (Gwendoline, adhérente ; Raymond, membre du bureau)

– en 125 cm³ (Gwen-Aël, coordinateur)
– à vélo (Roberte et Christophe qui sont non-adhérents et non-motards)
– en voiture (Lydie, trésorière)
– en transport en commun (Hervé, adhérent)

– chrono arrivée (Jean-Phi, membre du bureau)

Le point de départ est en banlieue et le point d’arrivée dans le centre de Rouen. Le parcours est entièrement urbain.

La distance de 8,5 kms entre les 2 points représente la distance moyenne qu’effectue une personne de l’agglomération rouennaise.

Chaque participant a déterminé son parcours.

Nota :

La population de Rouen est de 110.000 habitants et celle de l’agglomération est de 660.000 habitants.

Trafic
Cette journée du jeudi 8 juin a été choisie car le jeudi représente la journée de la semaine la plus chargée. Ce jour-là entre 7:30 et 8:00 le trafic était fluide.

Bilan

À notre grande surprise, le piéton est le dernier arrivé. Il a mis 39 mn pour faire le trajet.

Il a pris le bus (qui a sur son parcours une voie réservée) et effectué 1,5 kms de marche sur ses 8,5 kms de parcours.

Les cyclistes ont choisi un parcours plus long en passant par les berges de la Seine (piste cyclable) car plus sécurisé et évitant les montées car la topographie de la ville de Rouen est ainsi faite que la rive droite a du dénivelé et la rive gauche est plate. Ils ont mis 28 mn pour faire 10 kms.

Malgré des efforts, la ville de Rouen est à la traîne pour le développement des pistes cyclables. Récemment une polémique a lieu car les cyclistes empruntaient les voies réservées au bus TEOR (lignes de bus ayant des voies réservées) pour être en sécurité. La TCAR a refusé ce comportement (publicités à l’appui).

Le motard en 1000 cm³ a pris un parcours parallèle aux cyclistes par la route (10 kms aussi). Sur son trajet, la 1000 cm³ a rencontré des travaux. Du coup, il a mis 26 mn.

Il aurait probablement gagné 5 mn sans les travaux ce qui le rapprocherait des temps des autres 2RM.

La 50 (21 mn), la 125 (18mn), la 600 (18mn) et la voiture (27 mn) ont quasi pris le même trajet (8,5 kms). Mais les 2 roues arrivent avec 10 minutes d’avance. Notre conductrice a dû trouver une place dans un parking en sous-sol pour garer son véhicule.

Quelle que soit la cylindrée, le temps de parcours urbain est quasi identique du fait de la limitation de vitesse et des feux tricolores. Cependant, les coûts d’entretien et d’assurance seront moindres sur des cylindrées inférieures à 500 cm³.

Les coûts sont de :

– 1,50 euros pour le piéton (coût du ticket pour un trajet, le tarif diminue avec les abonnements)

– de la sueur pour les cyclistes

– 0,20 euros pour la 50 cm³

– 0,60 euros pour la 600 et la 1000 cm³

– 0,40 euros pour la 125

– 2 euros pour la voiture (parking de 15 mn inclus)

Le 2-roues motorisés, LA solution !
Les deux-roues motorisés se sont imposés donc comme un excellent moyen de circulation en ville, notamment pour pallier les problèmes d’embouteillage. Lors de notre comparatif, les conditions de circulation étaient fluides (relativement tôt le matin), mais à d’autres moments de la journée, les 2RM auraient encore plus été gagnants dans le comparatif.

Les petites cylindrées apparaissent comme un bon compromis en ville car plus rapides qu’une mobylette et moins coûteuse qu’une grosse cylindrée.

Encore moins coûteux, le vélo est un bon moyen de transport à condition que le réseau des pistes cyclables soit bien développé, sécurisé et d’être équipé d’une douche à l’arrivée !

Un grand MERCI à tous les participants.

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