le musée de la mine à Lewarde

Levé tôt. Vite, aller voir à la fenêtre…
P….n de c…..e ! ! ! ! il flotte. Et bien, en plus.

Merdoum, ils ne se sont donc pas plantés à la météo. Après plusieurs jours de très beau temps (hier encore, on avait le droit à un merveilleux soleil), la pluie s’est invitée à notre balade.

Dans l’absolu, c’est pas que ce soit si terrible que ça. Ca n’est jamais que de l’eau.

Mais que le premier motard (Raymond, TA GUEULE ! ! ! ! ! ;o)) ) qui n’a jamais pesté devant les larmes du ciel au moment de partir en balade, me jette la première pierre.

Bon, ben on fera avec, hein. De toutes façons on a pas le choix.

Allez, on file au point de RV, devant l’inter à Boos, en ordre dispersé. On est quatre, (ma chérie, ma fille, moi et la mascotte à poils) pour trois places sur la moto. Il va falloir trouver un bout de selle pour y loger ma promise.

Ca va, pour gérer ce genre de problèmes, y’a toujours plus de volontaires que pour accueillir Roland par exemple, beau bébé ayant dépassé le quintal, culminant à des hauteurs où poussent les edelweiss, et initiant le premier pilote venu daignant lui offrir un bout de strapontin sur sa machine, à l’art délicat et tout en finesse du wheeling improvisé.

P1050159 small le départY’a déjà du monde. Des courageux équipés de ces tenues si seyantes qui font par météo humide, ressembler le motard lambda à un croisement entre Obélix et une montgolfière en manoeuvre.

– FX est là, en GS, avec le Jack’, son russell fureteur.

– Bernard et Patricia ont emmené le 1400 GTR, mais laissé Sweetie, leur petite york à la maison (sinon, on aurait pu reformer le trio infernal de la FFMC 76, la Fédération Française des Maitres Chiens (Motards-Chiens ?) ).

– Pascal a sorti l’Africa, ça semble plus indiqué que le vénérable 1000 Gold.

– Alexis est là, avec le bandit.

– Antoine et Sophie nous la jouent très classos, avec la superbe victory qui a remplacé le K12.

P1050153 small le départ– Histoire de prouver au grand public que la FFMC n’est définitivement pas hostile à des couleurs pétantes réhaussant la visibilité des deux roues, nous avons pris soin d’amener avec nous Jako, beau poussin jaune fluo ayant dépassé lui aussi son quintal (on l’a laissé longtemps sous les rayons d’une lampe couveuse artificielle, avec les résultats que vous pouvez constater) en 1150 GSA, et Patrice, tout bardé d’orange flashy, de la moto (une 650 Kawette trop mûre) au couvre-chef, mais qui a eu, lui, le tort de faire sa croissance sous la couveuse jouxtant celle de Jako-celui-qui-pique-dans-toutes-les-gamelles, avec comme conséquences, un léger handicap de gabarit par rapport à celui du voisin. Enfin, vu que tous les goûts sont dans la nature, vous aurez donc le choix entre une petite mandarine sanguine, ou un gros citron acidulé…

Et voilà qu’arrive Roland, l’invité de dernière minute. Trajet  le havre-Boos sans anicroches (si ce n’est l’humidité), et c’est une fois arrivé qu’il choisit d’égayer les festivités ! une fois le plein d’essence fait, la CBF refuse de redémarrer. Poussettes à répétition, rien n’y fait. Elle démarre mais cale aussitôt. Régulateur dans le sac, tel est le premier diagnostique à chaud. Allez zou, on l’emmène chez moi, et on la troque contre une moto d’homme : ma 1200 GSA perso. Je remets la batterie du CBF en charge, qui aura ainsi deux jours pour se refaire la quiche pendant notre absence.

Enfin, LAST but not LEAST comme disent les anglophiles, voici que se pointent, dégoulinants d’eau, Fabrice et Alison, un couple de courageux qui se sont inscrits à la sortie dans les derniers jours, et qui poussent le vice à venir de … Tourcoing ! ! ! !

Et oui, venir du Nord jusqu’à Boos pour aller visiter un musée dans le 59, ça a de quoi faire sauter les fusibles de tous les produits de pointe de chez Garmin ou bien TomTom…

Le temps pour eux de se réchauffer un peu, boire un café, refaire le plein de benzène et , avec plus d’une heure et demie de retard, c’est l’heure de prendre la route.

Le pique nique

L’avantage du retard pris, c’est que la pluie nous a oubliés, et que du coup, on peut traverser le département au sec. Oh, pas un grand soleil, mais de quoi déjà permettre au vent de nous sécher un peu, et de conduire plus relâché sur ces petites routes parfois piégeuses.

A Perriers / Andelle on s’immerge dans l’ambiance du jour, en croisant un Pipe Band et ses cornemusiers en kilt venus célébrer les commémorations du 8 mai.

Un passage par Lyons la forêt, déserté de ses touristes, puis Gournay en Bray où des travaux et la fermeture de la RN31 ont imposé un changement d’itinéraire, et voici l’Oise où nous progressons jusqu’au pique-nique méridien, au bord du plan d’eau de BERNY/NOYE.

P1050167 small pique nique à Berny sur NoyeOn est pas fâchés de s’arrêter (sauf Alexis qui a enclenché le pilotage automatique et dort au guidon. Il lui faudra 5 bonnes minutes pour se rendre compte que d’un coup il a beaucoup moins de copains (son nouveau parfum peut être ?) et faire demi-tour). Pour certains, le petit déj’ est déjà loin (Fabrice et Alison se sont levés à 4h du mat’ afin de parcourir les 275 km pour nous rejoindre !), et il en est qui crient famine. De plus, le ciel commence à timidement se dégager, on perçoit du bleu dans le lointain, et tomber les couches de combines et blousons va bientôt devenir impératif.

P1050164 small pique nique à Berny sur Noye1er arrêt = premières impressions à chaud. Ca palabre dans les rangs, chacun y allant de son anecdote, ou de ses impressions de route.

Finalement y’a que le Jack’ qui n’avait pas spécialement faim ou envie de s’arrêter pour baffrer : ce petit farçeur n’a rien trouvé de mieux pour égayer la balade de son maître, que de rendre son quatre heures (à moteur, ça va de soi !) en roulant : Allez hop, tout le monde par dessus bord ! ! ! ! Résultat des courses, une sacoche à chien re-décorée et au design revu, et un maître qui a pu ravitailler en roulant sans avoir besoin de s’arrêter. Déjà qu’avec le bidon de 30 litres la GSA n’était pas des plus assidues aux pauses ravitaillement, alors si maintenant le pilote s’y met….

P1050169 small pique nique à Berny sur NoyeToujours est il que dans l’affaire, la quadrupède a gagné un nom de guerre : désormais il sera « VOMITO » le redoutable.

Les plus voraces ne nous ont pas attendus, et déjà sur les tables de pique nique, fleurissent chips, pâtés, salades, rillettes et autres joyeusetés gustatives.

Un vrai bon moment de convivialité, à peine troublés par les cris incompréhensibles d’un énergumène hystérique : « Jacopié ! Jacopié ! » (souvent copié mais jamais égalé).

Ca y est ! cette fois le soleil et bien là, et c’est débarrassés de nos tenues de scaphandriers que nous reprenons la route.

Les premières visites

Là on commence les choses sérieuses, niveau visites de sites.

Première réjouissance, le mémorial Australien à la sortie de Fouilloy (Villers le Bretonneux).

Toujours impressionnants ces sites parfaitement entretenus, incitant à la méditation et au recueillement. Après avoir parcouru les alignements de tombes, la plupart d’entre nous monte au sommet de la tour, surplombant de plus de 32 mètres le site inauguré en 1938 en hommage aux combattants australiens tombés pendant la première guerre mondiale.

Lien Wikipedia

Nous repartons, chassés par de gros nuages et les premières gouttes de pluie qui font leur apparition.

On tente de prendre la pluie de vitesse, mais à la sortie de Vaux / Somme, il faut se rendre à l’évidence, on ne gagnera pas, et si on veut avoir une chance de rester à peu près secs (certains n’ont pas de tenue de rechange) il vaut mieux s’arrêter pour se ré-harnacher.

Bien nous prend. Un peu plus loin, alors que nous longeons les petites cabanes et autres chalets au bord de l’eau à Chipilly, il nous en tombe une bonne sur le coin du casque.

C’est toutefois au sec que nous faisons ensuite, une halte au belvédère du camp de César, afin de prendre un peu de hauteur et de jouir d’un panorama intéressant.

Plus loin, toujours épargnés par la pluie, nous visitons le cimetière Allemand, beaucoup plus sobre et dépouillé, de Bray / Somme.

Pause mousse à Bray sur Somme

A la demande générale, pause dans le même village, afin de désaltérer les troupes assoiffées.

Bonne pioche bis : il va en re-dégringoler une bonne pendant qu’on aura l’idée de se mettre à l’abri en terrasse couverte.

Roland, qui a enfin trouvé avec le 1200 GSA une machine qui ne ressemble pas à une pocket-bike, supporte stoïquement  son titre fraîchement glané de « boulet du jour » (« et on lui pèlera le jonc, comme au Bailly du Limousin ! ! ! ! ») en régalant l’assistance de sa tournée (au grand soulagement du proprio qui semblait craindre une envolée de la troupe sans règlement des consos). Merci, compadre…

C’est encore une fois, l’occasion d’assister au gracieux ballet des enfilages / désenfilages de combines de pluie, avec des motard(e)s tiraillé(e)s entre les séances en alternance d’humidité extérieure et de transpiration intérieure. Le vrai bonheur de la conduite moto par temps d’averses, quoi ! ! ! !

Chaque arrêt est l’occasion d’un débat (toujours aussi drôle) entre les optimistes, partisans du « non ça va rester au beau, et je ne mets pas ma combine » et les grands prudents, façon « ouh la ! ! ! regarde comment c’est noir ! ça vire au pas bon ! je m’équipe… ».

Du vrai bonheur, où la moitié des parieurs se retrouve à chaque fois avec un zéro pointé !

Là en l’occurrence, le ciel est menaçant , mais va nous laisser tranquilles encore un petit moment.

Allez, zou, on est repartis….

 

Longueval et Thiepval

 L’après midi est déjà bien avancée, et il nous reste encore du lourd avant de pouvoir prétendre se poser au camping.

Première destination :  longueval, et l’imposant mémorial sud-africain, érigé sur le site du bois Delville (surnommé Devil Wood par les anglophones), où « Pendant cinq jours, les Sud-Africains commandés par le brigadier général H. T. Lukin subirent, coupés de l’arrière, dans le secteur de Longueval, au Bois Delville appelé Devil Wood (Bois du Diable) par les soldats anglophones, de très violents tirs d’artillerie (jusque 400 coups à la minute). Des 3 200 hommes qui constituaient la brigade, seuls 143 sortirent indemnes des tranchées… » (ref Wikipédia).

Le temps de s’imprégner de ce que ces hommes ont dû endurer lors de combats d’une sauvagerie rare, et le dernier arbre survivant des carnages de l’époque nous abrite de la pluie qui vient de refaire son apparition.

L’heure est tardive, et de toutes façons nous aurions trouvé le musée fermé, mais comment ne pas nous étonner devant le panneau annonçant que le musée garderait ses portes closes en ce 8 mai, journée mondiale de célébration de l’autre conflit mondial du XXème siècle ?

Bon, c’est pas tout, mais « It’s a long way, to Boiryyyyyyyyyy ! ! » comme l’entonne notre cornemusier de service, et on renfourche nos destriers, destination Thiepval, et son impressionnant mémorial Franco-Anglais.

Cette fois ci, pas de doutes, le ciel a viré au très noir et, compatissant, verse  en ces lieux de mémoire, ses larmes sur la souffrance des hommes.

On a juste le temps de se précipiter à l’abri des portes du musée qui ferme. Après quelques minutes d’attente, rien n’y fait, la pluie ne faiblit pas, et la troupe se décide à se rendre au mémorial sous une averse qui n’a rien du crachin breton (FX ? ? ? ? on te merde ! ! !).

Le monument est imposant. Les noms gravés dans le marbre, des 73 367 soldats britanniques tombés sur les champs de bataille de la Somme de juillet 1915 à mars 1918, ne laissent pas de nous imposer le respect et de nous rendre muets. Abrités des hallebardes qui tombent sans discontinuer, par les immenses arches du monumental édifice, nous prenons le temps d’attendre qu’une accalmie advienne.

Lien Wikipedia

La pluie nous escorte par intermittence jusqu’à Bapaume, où un arrêt carburant nous donne l’occasion d’admirer un magnifique arc-en-ciel qui ne nous lâchera pas jusqu’à notre arrivée au camping.

Bon autant le dire, on est pas en avance ! A force de traîner à droite – à gauche, on a pris des largesses avec le planning. Le pâle « soleil » (ou ce qu’il en reste) décline, et du coup les deux – trois sites qui restaient au programme (cimetières ou monuments commémoratifs de combats) passent à la trappe. La fatigue commence à se faire sentir (n’est ce pas Fabrice et Alison ?) et avec la pluie qui a de nouveau cessé, l’envie de tous les campeurs de planter la tente sous le sec. Du coup, je modifie « à la volée » la boucle prévue, et tout le monde part dans un dernier rush, direction le camping LA PAILLE HAUTE à Boiry notre Dame.

On y parvient avant la nuit tombée. Ca laisse le temps à qui de monter sa toile, qui de prendre possession de ses appartements dans le dernier mobile-home disponible, réservé par quelques anciens aux articulations douloureuses…

Fabrice et Alison, apprenant qu’il restait deux places de dispo, ont annulé leur réservation dans le campanile d’Arras, afin de se joindre aux « locataires en dur » d’un soir. Ils ont bien mérité cette petite touche de réconfort, les braves.

 

Arras by night

 Bon, il est 21h30 quand le cortège s’ébranle en quête de pitance, vers la belle ville d’Arras.

Pour moi c’est une première, n’y ayant jamais mis les roues (ni les pieds). La reco de cette balade a été effectuée A/R non-stop dans la journée, sans qu’il m’ait été donné le temps d’aller jeter un oeil sur la topographie des lieux.

C’est une belle découverte. Les deux places centrales sont magnifiques, et bien mises en valeur pour le tournage d’un film en cours lors de notre passage.

Mais cela se mérite : Jako (surnommé « Mr Pied » depuis que des appels incessants (« Jako Pied ! » « Jako Pied ! ») ont fusé pour le réclamer à l’accueil (« le petit Jako Pied, perdu, attend son papa et sa maman à côté de la caisse une… ») ) ayant pris en mains le rôle d’ouvreur pour nous amener en centre ville. Aidé de son GPS haut de gamme, ce périple (court à l’origine) fut l’occasion pour la troupe de visiter dans ses moindres recoins la banlieue Arrageoise, les parkings à poids lourds, la quasi totalité des ronds-points de l’agglomération et d’apprendre à tirer des bords (façon marins) plutôt que de céder à la facilité de la ligne droite, sottement érigée « plus court chemin pour se rendre d’un point à un autre ». 

Et histoire de pimenter encore un peu l’affaire, le groupe se coupe en deux à l’occasion d’une bifurcation mal négociée. On tourne quelques minutes dans le centre ville avant de remettre la main sur les échappés.

Il fait faim, et les plus voraces ont déjà prospecté le terrain. Malgré l’heure tardive (plus de 22h), il y a encore des points-repas ayant l’air ouverts. C’est la pizzeria « le Palerme » qui gagne le cocotier et l’insigne honneur de nous accueillir pour une fin de soirée au chaud et au sec.

L’occasion de célébrer les deux ans de mariage de Fabrice et Alison, pour un anniversaire improvisé et qu’ils n’oublieront peut être pas tout de suite.

Microbette du haut de ses 12 printemps ne résiste pas à la fatigue et s’écroule d’un bloc après avoir englouti sa pizza reine.

Une soirée sympa, pleine de rires et de vannes à deux balles, qui permet aux organismes fatigués par ces conditions de roulage, de se refaire un peu une santé.

Petit tour à pieds dans le centre ville histoire de bien s’imprégner du charme de l’endroit, et …. on se ramasse des monstrueuses trombes d’eau sur le coin de la hure juste avant de remonter sur nos montures. Cette fois ci, une fois la déferlante passée (ceux qui avaient abandonné leur tenue de pluie au camping pouvaient exprimer de bien tardifs regrets), on prend le chemin du retour au camping, en prenant bien soin de ne pas laisser Jako et son GPS azimuté, nous perdre dans la pampa.

Ca ne traîne pas dans les rangs, tout le monde est crevé et file rapidos se torchonner.

Hélas, pour certains la nuit sera courte (ou hachée) : dans le bungalow d’à côté, un enterrement de vie de garçon plonge une équipe de jeunes mâles dans un état de coma éthylique avancé, qui va se poursuivre avec force décibels, et malgré l’intervention énervée de voisins ou du proprio du camping, jusqu’au petit matin. C’est sur les coups de 6h que les trublions finissent de s’éteindre tout seuls.

 

pliage et petit déj.

 Une nuit assez douce et sans pluie + un radieux soleil matinal = l’assurance d’un réveil du bon pied ! Seuls ceux situés trop près du tsunami sonore de la nuit passée, ronchonnent au saut du lit.

Bientôt les arbustes se transforment en patères géantes, et se couvrent à toute vitesse d’un flot de blousons, pantalons, gants, écharpes, tours de cou, bottes, chaussettes, combines, offerts en présent aux rayons bienfaisants de Râ, le Dieu soleil, qui réchauffe et fait sécher tous les effets gorgés d’humidité de la troupe bien douchée la veille.

Les neurones semblant être réactivés, un commando remonté comme une pendule (et un seul homme !) file tambouriner en hurlant à la porte du bungalow des « beer-drinkers » d’à côté, au prétexte de leur emprunter du sucre, et accessoirement de leur faire payer la nuit blanche endurée (sous l’assentiment général des voisins proches, pas fâchés de leur voir rendue la monnaie de leur pièce).

C’est la bouche certainement pâteuse et le regard légèrement embrumé, que les quelques survivants émergent après une royale nuit de 3h, avant de se précipiter en vociférant de très intéressants chants guerriers sur le reliquat de binouzes ayant échappé jusque là au massacre programmé.

Et bientôt, les grands fauves motards ont faim. C’est sur la terrasse ensoleillée du bungalow que se regroupent les affamés. Le temps d’exterminer ce qu’il subsistait encore de denrées consommables, et c’est l’heure du pliage.

C’est aussi l’heure du départ pour Fabrice et Alison, qui nous quittent pour aller voir de la famille dans la région, une naissance s’étant récemment produite. Sous des « au revoir » fournis et chaleureux, la Bonneville reprend la route. On les reverra, nous ont ils promis. En attendant, bonne route à eux.

Pascal dont la soeur et sa famille demeurent tout près, profite également du break « pliage » pour passer leur donner le bonjour. Pendant ce temps là, Antoine et Jako filent acheter du pain et de la matière première pour le pique nique du midi.

Une fois tout ce petit monde rentré, on décolle à 11h, sous un soleil goûté de tous, pour la quinzaine de km qui nous sépare de Lewarde, but de notre périple.

 

Lewarde le musée de la mine

Le trajet ne se fait pas tout seul. Un triathlon a eu la bonne idée de poser ses jalons exactement sur l’itinéraire que nous devons emprunter. Du coup nous voilà déroutés et obligés de zig-zaguer sur des axes bis, voire de partager la route avec des cyclistes demandant prudence et vigilance. Bref, on finit par arriver à bon port, trois quart d’heure après avoir pris la route. Une moyenne intéressante, tout à fait dans la lignée des chronos habituels des balades FFMC 76 ! ! ! !

Le temps de se faire parquer à l’endroit prévu à cet effet par le cerbère du coin, et c’est la ruée sur les hôtesses pour récupérer les pass nécessaires à la visite. Nous sommes le groupe 14 et nous aurons droit à la présentation du quotidien du mineur par un guide, ex-mineur recyclé depuis la fermeture des puits de la région.

Pendant une heure, une guide nous présente les conditions de travail du mineur, leur évolution au fil des siècles et répond aux questions que nombre d’entre nous se posent. Il faut reconnaître que dans ces conditions, Patrice et son physique de belette est plus à son avantage que Roland à la morphologie de Yack (« Yack au pied ? ») qui risque à tout moment de se mettre la tronche dans un plafond rabaissé (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Patrice n’est pas pour autant catalogué comme étant « bas de plafond »). Le port généralisé du casque de protection (pas dérangeant pour un tarmo) rendra du coup, certains plus heureux que d’autres…

Ensuite, ce sera comme énoncé, l’entretien avec un ex-mineur en retraite (forcée), qui nous fera partager son quotidien, son enfance, sa vie de famille, sa formation, l’ambiance au fond, les conditions de travail, de vie dans la région, l’évolution et le déclin au fil des années. Un personnage attachant, dernier représentant encore en activité (mineur – guide), qu’on ne quitte pas sans une grosse pointe de nostalgie. On aurait eu « mon vieux » de Daniel Guichard en fond sonore, que ça n’aurait en rien cassé l’ambiance…

On prend le temps de s’attarder sur quelques expos sur le site (les écuries, les locos…) et c’est poussés par ceux qui réclament déjà pitance, que nous reprenons le chemin du camping sans avoir pu tout visiter.

Nous ne pouvons que vous inviter à y aller, et à prendre le temps de parcourir toutes las salles d’expo proposées sur le site. C’est dépaysant, culturellement très enrichissant, assez abordable, et passionnant quelque soit l’age du visiteur. Une adresse à retenir, assurément !

 

Le déjeuner au bungalow

 Là on ne rigole plus ! c’est l’heure de la bouffe… Autant dire que ça se presse autour de la terrasse du bungalow, pour vider ce qui se mange et a survécu jusque là. Pas de menu quatre étoiles, mais du consistant, à même de garantir que toutes ces carcasses tiendront le choc jusqu’au prochain repas.

A 15h30 on s’y colle, et une heure plus tard, le site est propre et les bêtes repues, prêtes à prendre la route du retour.

Un dernier salut à Frédéric, le très sympa patron du camping pour le remercier de son accueil, et rigoler à propos de la nuit « agitée » de nos voisins, et ce sont 9 motos qui profitent d’un ciel encore bleu pour filer.

 

Le Tommy a Pozieres

Lors des recos, j’avais repéré ce café-musée sur le bord de la route à Pozières. Quand les zouaves ont réclamé un ch’tiot café pour faire couler le solide, j’ai proposé d’y faire une halte. Bien nous en a pris.

Pendant que certains se reposent assis en terrasse, d’autres partent jeter un oeil intéressé aux reconstitutions grandeur nature, des tranchées de l’époque. l’occasion de mettre en scène la foultitude d’objets, vestiges des combats acharnés de l’époque, et recueillis au fil des années dans les environs.

Alexis met à profit cette pause pour se reposer un peu. A cause de ses problèmes d’articulations, il souffre en silence depuis hier. Mais chacun des arrêts nous donne l’occasion de la voir traîner la patte pour suivre le groupe, et on tente de le ménager au maximum. Courageux, en tous cas.

Patrice a le droit de se faire vanner à propos se sa couleur fétiche et de sa fonction de webmaster (ben tiens, on va s’gêner ! ! !).

Jako nous déballe comme de tradition, l’intégralité de l’almanach vermot des jeux de mots et blagues à deux balles.

Patricia en profite pour adopter le Djack, toujours aussi hermétique aux injonctions de son maître.

Ce dernier nous rappelle sa « Maloinitude » loin des hommages Franco-Germaniques de ce lieu.

Antoine, réflexe professionnel oblige, y va de ses traductions anglophones à la moindre occase.

Sophie, Christelle et Estelle, en « sacs de sable » consciencieux, se font oublier au milieu des grandes gueules.

Roland cherche lui aussi à se faire oublier sur ce coup là, afin d’éviter de régaler de nouveau l’assistance d’une tournée supplémentaire.

Quant à Pascal, en vieux briscard des balades Fédé, il écoute et fait le résumé de notre vadrouille.

Allez, finalement c’est Patrice qui sans rien dire a réglé la douloureuse. Merci à toi l’ami !

 

Le retour

On traverse la somme, éclairée d’un beau soleil de fin de journée qui fait flamboyer les champs de colza au gré de la route vallonnée, puis l’Oise, trajet juste perturbé par la perte d’un de mes sacs polochon qui se décroche en roulant de ma valise gauche.

Heureusement, Alexis qui suivait pas trop collé et décalé sur l’axe de roulage, peut éviter l’obstacle sans trop de problèmes. Une démonstration criante de l’utilité de respecter les distances de sécurité et de rouler en quinconce (ou en damier) lors des roulages en convoi.  

La pause pour re-fixer le chargement est mise à profit par Patrice, qui paye là son gabarit XXXS, pour aller soulager sa vessie qu’il contenait à grand peine. Evidemment, ne pas se cogner le front dans les veines des mines, ça a sa contrepartie : avec une vessie de poche, on a pas l’autonomie de l’outre de Roland (et son réservoir de GSA de 33 litres ! ! ! ). Après les inondations dans l’est, de la Seine en crue, il est désormais à redouter que la Picardie soit touchée… tout ça à cause des mictions à répétition du « ouaib-masteur-chef » !

Puis c’est au tour de l’Oise de nous accueillir.

Coup de bol, la traversée de Crèvecoeur le Grand se fait une fois la braderie du jour terminée. On pourrait croire que le PSG et ses supporters sont venus célébrer leur 3ème titre de champion de France en ces lieux, mais il n’en est rien. Tous les immondices et traces qui jonchent le sol ne sont que le résultat d’une innocente foire à tout.

A Breteuil, ce sont Bernard et Patricia qui nous quittent, filant sur Paris.

La seine maritime nous ouvre ensuite ses portes, et c’est la dernière pause du jour, à Gournay, afin de réapprovisionner les réservoirs de la plupart des machines. Antoine a peu auparavant, donné le signal d’alerte, la Victory ayant visiblement soif.

La lumière décline peu à peu, mais le ciel est toujours bleu. Une belle journée de moto, sans flotte, ça vous ragaillardit un moral chancelant en deux coups de cuillère à pot, ça   ! ! !

Il est 20h et on repart pour avaler les derniers km.

Jako et Patrice nous quittent dès la sortie de Gournay, ils filent vers la côte.

Plus loin FX et LeDjack’ et Alexis abandonnent le convoi.

Les ultimes rejoignent Boos, pour une fin de périple dans la douceur du soir tombant.

Antoine et Sophie repartent vers l’Eure, Pascal débarque sa passagère d’un « WE », et Roland prend les dernières consignes à propos du GSA avant de regagner la côte.

Fini ?

Non, pas tout à fait, car samedi midi, Roland revient avec un 1200GSA propre comme un sou neuf, pendant que moi aussi je redonne à grands coups de jets d’eau et d’éponge, un peu de fraîcheur à mon 1150 GSA, afin de récupérer son 1000 CBF en délicatesse d’alternateur.

La batterie est en pleine charge, le fusible de l’éclairage démonté, une batterie d’avance dans la sacoche réservoir et des consignes de ne pas abuser des clignotants et du feu stop, données. Tout ça couplé avec un parcours autoroutier qui devrait ménager la batterie, et voila Roland qui repart comme … en 14 !

Pas de nouvelles, à ce jour… Bonnes nouvelles ?

Si ça se trouve la batterie pète tellement la forme et il y a tellement pris goût qu’il est reparti à Lewarde se faire une visite des galeries by night en CBF…

Attention au coup de grisou, Roland….

Prochaine édition, prochaine migration….

Arno

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